Jeudi 18 mars 2010
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Queensland : terre d’expansion végétale, de rivières sinueuses, de piscines naturelles, de mers interdites,
de crocodiles mangeurs de touristes, de méduses assoiffées de sang et de brulures, d’Australiens à
l’accent légendaire, de coraux multicolores, de pluies torrentielles et de chaleur étouffante!
Il y a de quoi s’occuper dans le Queensland en somme.
Nous nous sommes donc pris une claque magistrale après le chaud-sec-aride du désert, le vert émeraude
est partout! Nous nous sommes attelés à découvrir les plus jolis coins du Nord de l’état, entre Townsville
où nous avons débarqué et Cairns. Les parcs nationaux y pullulent, les trous d’eaux et rivières sont partout
et souvent la baignade est autorisée : encore une fois…paradisiaque…
La température des rivières descend rarement en-dessous de 25°, courants et toboggans naturels font
de ces coins de vraies terrains de jeux pour les mômes que nous sommes!Presque chaque jour est ponctué
d’une baignade rafraichissante, et petites balades dans la jungle tropicale.
Finalement , après avoir mis une semaine pour faire 350 kms entre les deux villes, à s‘arrêter à chaque
trou d‘eau qu‘on trouvait sur la route, nous arrivons à Cairns. Petite ville paisible, ambiance détendue,
touristique certes, mais très agréable. Passer par la capitale du Nord queenslandais était obligatoire
pour une bonne raison : le « snorkelling »! Ou la plongée apnée, tuba masque et palmes fournis, Hop!
C’est parti pour une heure et demi de bateau pour atteindre la grande barrière de corail et la piscine
est ouverte. Incroyable! La nature fait de ces trucs… à se demander si elle ne ferait pas partie
de l’équipe des designers d’Ikea.
(Manu à oublié de dire que ça, ça tient plus de dix ans…)
Ce moment reste inoubliable, une telle densité de vie au mètre carré, on a même vu un petit requin!
Après l ‘expérience de cette merveille du monde, on passe à un autre site naturel,
morcelé, également classé au patrimoine de l’UNESCO: La forêt tropicale humide.
Un peu partout ici, on peut observer une jungle luxuriante composée d’une diversité d’espèces
impressionnante, peuplée d’arbres gigantesques et majestueux comme les fromagés où figuiers
parasites pouvant s’étaler sur 2000m².
Nous nous sommes dirigé vers des sites hébergeant une faune locale que nous étions impatient
de découvrir, tel que: le crocodile, l’Ornithorynque ou encore le Casowary (sorte d’émeu à crête,
potentiellement tueur d’homme).Malgré tous nos efforts, seul l’ornithorynque a bien voulu se
montrer de manière furtive, l’espacede quelques secondes.
Bref! Les petits aventuriers sont repus de beau, de grand, de vert, et de mouillé!
Mais finalement, pas tant que ça, à en croire une de nos dernière aventure où on a eu chaud au van :
Encore une fois, on essaye de se dégoter un parc national pour y passer la nuit. La route se fait de nuit
et nous nous rendons compte au dernier moment que le 4X4 est plus que recommandé pour emprunter
la voie que nous prenons. Tant pis on y va!
Bigre! La route est atroce : sable meuble, bosses géantes, trous béants partout!
La conclusion est évidente, impossible de prendre la route dans l’autre sens.
Bon… Après avoir posé le campement, soufflé et bu un coup réconfortant, la grande question
se pose de savoir comment qu’on va sortir de ce trou ?
Finalement, une route dans le sens opposé est accessible,hop! Après une petite balade sur la plage
on est parti : quelques grosse flaque d’eau nous font un peu peur, mais rien de trop méchant.
Jusqu’à ce qu’on arrive à « Deep water creek » autrement dit « la crique d’eau profonde » ,
Malheureusement le lieu porte un poil trop bien son nom : une piscine de 60 mètres de long et
de 55 centimètres de profondeur nous attendait là. Une ranger passe sans pouvoir nous aider,
elle nous suggère seulement de poireauter 8 heures pour voir le niveau d’eau baisser de moitié,
nous suivons son conseil. Pendant 7h30 nous restons à glandouiller à coté de la flaque,à regarder
des 4X4 passer à coté de nous sans trop s’arrêter et à passer sans problème. Seuls quelques
timides reculerons devant la profondeur de la crique (d’où l’utilité d’avoir un 4X4...)
Finalement fatigués d’attendre, nous décidons de faire les abrutis inconscients et nous lancer
dans le périlleux exploit de passer. La décision s’appuyant sur le fait que d’autres 4X4 ayant
la même garde au sol que nous étaient passés auparavant.
La décision prise, l’enthousiasme de l’inconscience nous gagne. Et un van 4X4 tente
de passer la flaque, finalement la peur de noyer le moteur l’emporte, les propriétaires
font demi tour en nous déconseillant fortement de ne pas y aller .
Mais non, quand on est con, c’est pour de bon! Alors on va passer! Et on y est arrivé!!!!
On aurait été content de vous montrer les vidéos, mais la connection internet est pourrie.
Tant pis ce sera pour quand on rentrera!
Un peu plus tard sur la route, mi réveillés mi endormis après une nuit d’alcoolisation
édifiante, un 4X4 vient se garer près de nous, un bonhomme sort sa tête et nous balance tout de go
dans un anglais beaucoup trop rapide pour les esprits lents du matin de cuite que nous avions alors,
avec un accent pas piqué des vers, qu’il est fabricant de didgeridoos, et qu’avec une progéniture beaucoup
trop nombreuse (4 enfants) et beaucoup trop éveillée ainsi qu’un paquet de commandes en retard il serait
pas contre un coup de main façon Wwoof.
Pas le temps de dire grand-chose, il nous file un fascicule publicitaire avec adresse et numéro,
« vous vous débrouillez, vous vous faites comme vous voulez, mais chez moi c’est cool man, y’a de la
place man, de la bonne bouffe man… Yeah brother! »Et hop, il s’en va au quart de tour sans trop nous
laisser le temps de répondre quoique ce soit.
Un peu caricature mais sympa, on se dit pourquoi pas, l’idée de construire des didgeridoos nous enchante
tous les trois, même si le dit monsieur, Daren de son prénom, m’avait (Manu) destiné a faire la popote,
le ménage. Que dalle! Je veux faire des didgeridoos!
Et bah, on s’y ait mit de bon cœur : le travail étant très simple, la production a été très efficace,
il suffisait de peler l’écorce de morceaux de bois creux. Dur dur pour les mains, mais sympa.
Après trois jours nous sommes repartis sur la route en ayant bien profité d’un vrai lit, d’une bonne douche,
d’une table de ping pong et d’un billard.
Bon…l’expérience « didgeridoo » n’aura pas été vraiment concluante et question partage ça n’aura pas
été terrible non plus.On se dit qu’on aura profité d’une opportunité, pas incroyable alors que très séduisante
à la base, mais ça aussi ça fait partie du voyage.
Et bientôt retour à Brisbane où je (Manu) reprend l’avion pour la France tandis que mes deux compères se
font la malle pour la Nouvelle Zélande ! Et oui, l’une revient à la réalité un poil grisonnante du finistère
quand deux autres prolongent l’escapade au bout du monde, l’histoire d’un mois, s’ils ne tombent pas
amoureux d’un mouton et décident de s’y établir.
Espérons qu’ils nous reviendront.
Mais encore 10 jours en Australie, profitons!
(désolé pour le peu de photos, la connection est vraiment pourrie...)